Trois marques de riz basmati passées à la même casserole

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J’ai rincé trois marques de basmati au-dessus de ma passoire, et l’odeur sèche de Tilda m’a sauté au nez dès l’ouverture du paquet. Dans ma cuisine nantaise, j’ai posé à côté de moi Daawat et Ben’s Original, puis je suis partie sur un test simple, sans détour. J’ai voulu voir ce que deux rinçages, puis quatre, changeaient vraiment dans la casserole.

Comment j’ai organisé mon protocole de rinçage et de cuisson ce week-end-là

J’ai pesé 80 g de riz par marque, toujours dans la même casserole en fonte, avec la même eau froide versée au centilitre près. J’ai rincé chaque portion deux fois, puis j’ai refait le test avec quatre passages, en regardant à chaque fois si l’eau restait laiteuse ou devenait presque transparente. J’ai noté chaque détail sur un carnet posé près de la plaque, parce que ma mémoire me joue par moments des tours quand le riz commence à chanter.

J’ai gardé la plaque à induction sur feu moyen-doux et j’ai vérifié la température de l’eau avec mon thermomètre de cuisine. J’ai utilisé une fourchette pour égrainer à la fin, une balance pour ne rien laisser au hasard, et j’ai laissé le couvercle fermé pendant le repos. J’ai aussi surveillé le fond de la casserole, parce qu’une fine croûte se devine vite quand la chaleur monte un peu trop.

Je cherchais trois choses très concrètes : le grain séparé, le temps de cuisson et la trace laissée au fond. J’ai aussi voulu sentir la différence de parfum au moment où j’ai soulevé le couvercle. Le basmati m’intéresse pour sa tenue, pas pour un discours général, et j’ai donc observé seulement ce que mon test montrait dans ma casserole.

J’ai démarré avec l’idée que le rinçage jouait, mais je ne pensais pas qu’il pèserait autant sur la texture finale. J’étais partie avec l’idée qu’un bon feu suffirait à rattraper le reste, et j’ai vite vu que non. Ce samedi-là, j’ai été convaincue que le riz ne pardonne pas grand-chose quand l’amidon reste en surface.

Le jour où j’ai compris que deux rinçages ne suffisaient pas toujours

Après deux rinçages, j’ai encore vu une eau trouble, surtout avec Daawat. J’ai touché les grains du bout des doigts et j’ai trouvé une sensation un peu pâteuse, pas franchement collante mais déjà moins nette que ce que j’attendais. Sur Tilda, le résultat restait un peu meilleur, mais j’étais loin de l’eau presque claire que j’espérais.

J’ai cru que le problème venait du feu, alors j’ai monté la puissance d’un cran. Mauvaise idée. Sur Tilda, j’ai entendu ce petit crépitement sec et senti une odeur de grillé qui m’a alertée avant même d’ouvrir le couvercle, puis j’ai découvert une fine croûte dorée au fond.

Je me suis retrouvée avec un fond qu’il fallait gratter, alors que je voulais seulement évaluer le rinçage. J’ai baissé le feu tout de suite, mais le mal était déjà fait sur ce premier essai. La vapeur s’était échappée trop tôt, et le cœur du riz n’avait pas cuit de façon régulière.

Quand j’ai ouvert pour goûter, les grains étaient moins longs et moins aériens que prévu. Sur l’assiette blanche, j’ai vu des grains cassés, surtout dans le riz Daawat, et ça m’a sauté aux yeux tout de suite. Ben’s Original gardait une odeur plus discrète, mais son parfum me semblait aussi plus sage, presque en retrait.

Le premier égrainage à la fourchette a changé mon regard. J’ai vu à ce moment-là que deux marques qui semblaient proches à la casserole ne donnaient pas le même résultat à l’assiette. J’ai compris aussi que remuer à la cuillère pendant la cuisson cassait les grains et libérait l’amidon, ce qui les faisait coller aussitôt.

J’ai aussi noté qu’un couvercle ouvert trop tôt faisait perdre la vapeur d’un coup. Le centre restait ferme pendant que le dessus paraissait déjà prêt, et je devais ensuite rattraper une cuisson inégale. Avec un peu trop d’eau, le riz ramollissait encore plus vite et le fond devenait pâteux, au point que ma cuillère accrochait franchement.

Quand j’ai rincé quatre fois, tout a basculé, mais pas pour toutes les marques

Avec quatre rinçages, l’eau est devenue presque transparente pour les trois paquets. J’ai senti les grains moins pâteux entre mes doigts, et j’ai même trouvé Tilda plus brillant avant cuisson. Là, j’ai su que je tenais enfin un point de comparaison propre.

La cuisson a été plus homogène, surtout sur Tilda, qui a gardé des grains droits et longs après le repos. Daawat a moins collé qu’au premier essai, mais le paquet contenait encore des brisures visibles, et j’ai retrouvé ces petits morceaux au fond de l’assiette blanche. Je l’ai vu sans effort au moment du service, parce que les grains les plus longs restaient bien droits alors que les brisures tombaient plus facilement au fond du paquet.

Au moment où l’eau s’absorbait, j’ai entendu de nouveau le petit crépitement, puis j’ai coupé le feu. Quand j’ai soulevé le couvercle après 10 minutes de repos, une odeur légère de noisette et de popcorn est montée d’un coup. J’ai trouvé Ben’s Original très stable, mais son parfum restait plus discret que celui de Daawat.

Le rinçage long m’a pris du temps, et je l’ai senti tout de suite dans l’organisation du repas. J’ai perdu un peu de l’amidon qui donne par moments une texture plus souple, et j’ai vu que le riz pouvait paraître plus sec si je laissais le feu trop haut. J’ai aussi noté qu’un trempage de 20 à 30 minutes avant cuisson allongeait encore les grains, même si je ne l’ai pas fait sur toutes les marques.

Je me suis aussi rendue compte qu’avec un couvercle mal géré, le résultat dérapait très vite. Un feu trop vif faisait sécher la surface avant le cœur. Un feu trop doux me faisait perdre du temps sans gagner en tenue.

Mon bilan après plusieurs essais et pour qui je recommande chaque méthode

Dans ma cuisine familiale, avec mes deux enfants qui attendent que le riz soit prêt, j’ai vu une hiérarchie très nette. Tilda m’a donné le résultat le plus régulier après quatre rinçages et 10 minutes de repos couvercle fermé. Ben’s Original m’a paru le plus simple à réussir avec deux rinçages, tandis que Daawat demandait un rinçage plus rigoureux et un feu vraiment calme.

J’ai aussi retenu trois erreurs qui me coûtent le plus cher dans la casserole : trop d’eau, remuer pendant la cuisson et ouvrir trop tôt. À chaque fois, je perds de la netteté dans le grain et je gagne du collage. Depuis ce test, je laisse toujours le riz tranquille jusqu’au bout, puis je l’égrène seulement à la fourchette.

Pour quelqu’un qui veut des grains plus longs, j’ai trouvé que le trempage de 20 à 30 minutes valait la peine d’être essayé. Si je veux aller plus vite, je garde plutôt Ben’s Original, et si je cherche plus de parfum, je prends Daawat en acceptant ses brisures. J’ai appris que le repos couvercle fermé change plus de choses qu’on ne croit, et mon verdict reste simple : Tilda gagne en tenue, Ben’s Original gagne en facilité, Daawat gagne en parfum, mais tous trois demandent un rinçage sérieux.

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